Rappel du contexte : la CNAF utilise depuis 2010 un algorithme pour cibler ses contrôles qui attribue à chaque allocataire un « score de suspicion ». Plus il est élevé, plus l'algorithme estime qu'il est probable, si la personne était contrôlée, de trouver un trop-perçu, c'est-à-dire trop d'allocations sociales reçues. Mais cela n'a aucun rapport avec la fraude : cet algorithme recherche les situations d'erreurs de déclaration.
Le résultat est que, depuis de nombreuses années, associations et chercheur·euses tirent la sonnette d'alarme sur les discriminations engendrées. Les personnes les plus précaires reçoivent des scores plus élevés. Elles seront en conséquence plus souvent contrôlées. Ces contrôles sont pourtant connus pour être violents et intrusifs : les contrôleur·euses peuvent par exemple compter le nombre de brosse à dents chez les personnes.
If you have a fediverse account, you can quote this note from your own instance. Search https://mamot.fr/users/LaQuadrature/statuses/116137231662871988 on your instance and quote it. (Note that quoting is not supported in Mastodon.)