PD La Revue prolonge l'appel à contribution pour son n°8 jusqu'au 3 Septembre 2025 !

Suite à l'appel à contribution, nous avons reçu trop peu de proposition pour en faire un numéro alors que votre participation est essentielle à la Revue.

Ainsi, nous renouvelons l'appel pour que vous nous racontiez comment, pourquoi faire la fête, ce qu'on y vit, ressent. Vous pouvez également prendre le thème au sens large pour nous étonner !
Envoyez-nous vos créations textuelles ou graphiques par mail !

        Par quelle que porte qu’y entre, la "fête" parait un espace-temps en tension : celui d’éphémères joies dionysiaques qui peuvent mettre en danger comme celui de luttes où se nouent des solidarités en soutien aux causes chères à nos communautés, celui de corps tous différents qui se mêlent au-delà des classes, des races, des âges… comme celui des exclusions les plus violentes, etc. Bref, engager son corps et son énergie dans la "fête" pour en retirer plaisir et joie se fait à ses risques et périls.

From disco to disco

        Mais si, à l’évocation de son seul nom, la "fête" génère des images variées dans l´esprit de celles et ceux qui l’ont déjà « faite », y en a-t-il une qui nous rassemble, comme celles de fin d’année rassemblent nos chères familles autour du même repas toujours renouvelé ? Nous retrouvons-nous dans un quartier communautaire qu’on imagine préservé de tout danger ?         dans la zone nocturne de nos villes où les lieux de "fête" énormes et commerciaux sont relégays pour préserver les zones résidentielles des décibels outranciers et épanchements urinaires au clair de lampadaire ? ou peut-être dans l’appart des copines où l’on est conduit-e, après avoir pendant des années honoré le rituel hebdomadaire de la discothèque, devenu une habitude que, lassé-e, on aura délaissé au profit du repli… ou à la recherche d’autre chose ?

In the middle of the night

        Autre chose, comme une autre connexion à la nuit, moment que l’histoire des pédés a construit comme celui d’affirmation de nos genres et sexualités, dans des lieux publics réinvestis par nos corps soudain animés par des motivations hors du monde capitaliste, des désirs interdits en journée ? Recherchons-nous parfois à retrouver ce temps mythique dont les lieux et les pratiques sont effacées peu à peu par les pouvoirs publics et le manque de transmission ?

Dansons un peu en attendant la mort Au fond, que recherchons-nous dans la "fête" ? Un moyen de réunir et retrouver ses potes dans un moment partagé hors de la vie normale du taff, de l’école, du groupe militant, pour pouvoir se sentir normal, soi enfin, libéré-e des codes ? ou bien est-ce un besoin de bouger, chanter, crier ! de perdre ses repères, un moyen d’oublier ses problèmes de la semaine, de mettre entre parenthèses ses angoisses existentielles ? 

In the morning, you know you won’t remember a thing

Enfin, on peut se demander ce qu’il reste de la "fête" au petit matin, quand on se défait de ses atourssoigne ses entrailles et s’apprête à passer une bonne journée de sommeil : seules nos sensations sont-elles évanescentes ou nos sociabilités et solidarités disparaissent-elles aussi dès que perce le jour ?
La "fête" : on vous propose d’en explorer toutes les (boules à) facettes et d’imaginer la fête idéale !


Envoyez-nous vos contributions !

Témoignages, analyses politiques, poèmes, illustrations, photographies, bandes dessinées, collages, etc…
Participez à la fête en envoyant votre contribution à l’adresse mail :
revuepd@protonmail.com
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